Signs of Peace est une exposition inédite proposée
par la HEAD – Genève et dirigée par les designers
Ruedi et Vera Baur en collaboration avec l’atelier
STTADA dans le cadre des Rencontres de
Genève – Histoire et Cité. Les questions abordées
dans cette exposition seront approfondies lors du
séminaire « Les modes de représentation de la paix
vus à travers l’histoire des OI et ONG » proposé les
14 et 15 mai par la HEAD – Genève dans le cadre
du CAS Visible ou Invisible.

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Méthodes et langages de communication des organisations internationales et leurs efficacités dans un contexte complexe de pluralités multiples

Texte écrit par Odile Khoury

A priori, la raison d’être des organisations internationales serait d’assister tout peuple en difficulté. Difficulté qui pourrait provenir de crises sociale, économique, culturelle, naturelle, politique ou militaire, médicale, etc. Il est très logique et naturel que l’être humain se penche sur son semblable en difficulté afin de tenter de lui porter secours en essayant de le sortir au mieux, sinon d’atténuer les effets de la crise dans laquelle il baigne, dans la mesure du possible. Ceci serait un phénomène social normal, puisque d’une part la partie qui porte secours se sent plus puissante, meilleure, plus généreuse lorsqu’elle aide autrui ; son image à ses propres yeux embellit. Ses acteurs sont alors valorisés face à eux-mêmes, ils sont alors déchargés d’une grande part de la culpabilité incompréhensible mais imminente, qui accompagne naturellement tout succès.

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L’arbre des nations unies

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Cette affiche réalisée par Henri Eveleigh, designer britannique en 1948 représentait bien les idéaux démocratiques du président Roosevelt et de l’ONU. Egalité, les feuilles représentant le nombre d’états sous les couleurs des drapeaux des nations sont de taille identique. Liberté, cet arbre se rapporte aux «arbres de la liberté» de la révolution française. Sécurité, par la force des deux mains, dont une en particulier est capable de soutenir l’arbre entier et même la terre où il s’enracine. Enfin la croissance par l’idée de l’arbre qui va grandir chaque jour en devenant de plus en plus robuste s’il se voit vivre dans un environnement sain. On pourrait également y entrevoir les rapports de forces qui existaient au moment de la création des N.U. : le rôle prépondérant des deux mains (USA, URSS). De ces deux mains, et en ce qui concerne les Nations Unies, prépondérance d’une des mains, celle qui soutient l’arbre, les E.U., les Etats-Unis sont placés sur une feuille au sommet, au centre de l’arbre. L’URSS est représentée par plusieurs drapeaux soviétiques (Biélorusse, Ukraine). Les deux mains permettent d’introduire le thème idéologique Droite – Gauche de la Guerre Froide (l’affiche provient du manuel : AAVV, Histoire/Geschichte – L’Europe et le monde depuis 1945. Source d’analyse : Histoire du Gymnase du Bugnon cantonal-Sz-Lausanne).

La Salle des pas perdus du Palais des Nations

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Le site internet du Palais des Nations (http://www.unog.ch/) propose d’en faire une visite virtuelle, comme font les lieux qui veulent attirer des publics distants en clarifiant leur image. Elle prend une forme datée, figée dans le temps, presque contraire au rôle d’une institution consacrée à l’avenir d’une Société. En insistant sur sa valeur historique, elle l’identifie comme doyenne et référence des organisations, et s’adresse au touriste, et non à l’usager invité à y travailler par défaut. C’est un point de départ pour une étude des diplomaties secrètes.

 

Entrons, et visitons virtuellement cette pièce par laquelle commence le tour : la salle des pas perdus, « le Hall, le plus important du bâtiment ».

La photo architecturale qui introduit l’article montre la pièce dans sa longueur, là où la perspective sert le mieux des proportions démesurées : d’un côté, des fenêtres monumentales rythment l’espace et l’ouvrent (sur la Cour d’honneur, le Lac Leman et le Mont-Blanc, nous dit-on); de l’autre, une rangée de colonnes isole un passage vers la Salle des Assemblées. L’apparence de la structure est renforcée par la succession de poutres au plafond qui appuie son rythme jusqu’au point de fuite de la porte de sortie, tandis que le motif au sol gomme le peu d’asymétrie que pouvait contenir la pièce en marquant l’allée entre les deux portes d’un tapis lustré: un rectangle terre de sienne bordé de noir sur fond gris céladon, orné en son centre de deux étoiles superposées (une blanche et une noire) comme les flèches d’une rose des vents, guide le flux de travailleurs. Après une brève allusion aux célébrités qui l’ont foulé, le texte précise que ce hall est le lien entre le nouveau et l’ancien bâtiment du Palais des Nations, et donc le lieu de passage obligé des délégués et du personnel. Elle leur sert de repère, dans une traversée de près d’1km.

Au mur trône une peinture murale monumentale. Il s’agit d’une des deux toiles de l’artiste française Anne Carlu (1895-1970) « Guerre » et « Paix », un don que son mari aurait fait aux Nations Unies à sa mort. Selon le texte, elles auraient suivi l’Organisation depuis une annexe dans le Palais Chaillot à Paris dont elles auraient ramené le nom à Genève : la Salle des pas perdus.

 

À ce stade de la visite, on peut concevoir ce lieu comme un ensemble de concepts très généraux liés au rôle d’un bâtiment diplomatique : Monumentalité, Orientation, Rencontre, Guerre, Paix…  Que dire d’une salle dont le nom est emprunté (avec une oeuvre) à une autre si ce n’est pour associer leurs caractéristiques? Pourtant et c’est ce qui est notable: il s’y développe une activité singulière.

 L’historique de la pièce ne comprends pas de discours, d’évènements ou de cérémonie : il nous raconte l’Histoire en faisant état de l’atmosphère qui a régné lors des crises successives de l’institution : noire et électrique en 1930 (« L’ambiance en ces lieux était plus sombre à la fin des années 1930, lorsque planait l’ombre menaçante de la guerre qui a peu à peu recouvert l’Europe et l’Asie. »), et de nos jours paisibles (« Aujourd’hui, l’ambiance qui y règne est plus joyeuse »). Ainsi cet entre-deux donnent-il l’expression sensible de la marche du monde, en marge des salles où l’on doit rester de marbre.

Par ailleurs, sur la plupart des éléments visuels de la visite, la galerie est utilisée pour des expositions (des modules plus ou moins éphémères occupent l’espace : cloisons, socles, vitrines). Dans une note historique, on apprend qu’elle aurait servi à protéger une grande partie des collections du Prado de Madrid pendant la guerre civile espagnole, de 1936 à 1939, aux derniers jours de la Société des Nations. À l’heure d’une nouvelle crise iconoclaste, serait-ce une histoire à ranimer?

 

« La Salle des pas perdus est rarement silencieuse (…) on a le sentiment d’être au cœur du Palais. ». En marge des cadres institutionnels, les choses sont un peu moins formelles, on sort des rôles représentatifs. Ces lieux où les choses redeviennent sensibles ont une part admise dans les processus diplomatiques au point qu’en continuant cette visite (virtuelle), on passe en alternance des salles de conférences aux salons particuliers.

 

Référence :

UNOG, Le Palais des Nations, un tour virtuel, [en ligne] (page consultée le 11 février 2015) < http://www.unog.ch/virtual_tour/palais_des_nations.html>.

Le visible drapeau de l’Union européenne

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A propos du drapeau européen le site internet Europa.eu donne la définition suivante : “le drapeau n’est pas seulement le symbole de l’Union européenne, c’est aussi celui de l’unité et de l’identité de l’Europe au sens large. Le drapeau européen est représenté par un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu. Les étoiles symbolisent les idéaux d’unité, de solidarité et d’harmonie entre les peuples d’Europe. Le nombre d’étoiles n’est pas lié au nombre d’États membres, bien que le cercle soit symbole d’unité.

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Armoiries et drapeau de la “genève internationale”

Les armoiries de Genève apparaissent dès le XVe siècle. Leur représentation actuelle a été fixée par le Conseil d'Etat en 1918. Elles représentent la réunion des symboles de l'Empire (l'aigle à tête couronnée), auquel Genève a été rattachée au XIe siècle, et de l'évêque (la clef d'or) dont les citoyens tiennent leurs libertés et franchises depuis 1387. Le cimier est un soleil apparaissant à demi sur le bord supérieur et portant le trigramme IHS en lettres grecques, reproduction du nom de Jésus sous une forme contractée (IHESUS). Les anciennes couleurs de Genève étaient le gris et le noir. Au XVIIe siècle, le noir et le violet. Le jaune et le rouge prévalurent au XVIIIe siècle; le noir fut ajouté durant la période révolutionnaire. La devise de Genève, «Post tenebras lux» (Après les ténèbres la lumière), date du milieu du XVIe siècle. Elle fait référence à la Réforme.

Histoire des armoiries de Genève

“Après les ténèbres, la lumière”

Les armoiries de Genève apparaissent dès le XVe siècle. Leur représentation actuelle a été fixée par le Conseil d’Etat en 1918. Elles représentent la réunion des symboles de l’Empire (l’aigle à tête couronnée), auquel Genève a été rattachée au XIe siècle, et de l’évêque (la clef d’or) dont les citoyens tiennent leurs libertés et franchises depuis 1387. Le cimier est un soleil apparaissant à demi sur le bord supérieur et portant le trigramme IHS en lettres grecques, reproduction du nom de Jésus sous une forme contractée (IHESUS). Les anciennes couleurs de Genève étaient le gris et le noir. Au XVIIe siècle, le noir et le violet. Le jaune et le rouge prévalurent au XVIIIe siècle; le noir fut ajouté durant la période révolutionnaire. La devise de Genève, «Post tenebras lux» (Après les ténèbres la lumière), date du milieu du XVIe siècle. Elle fait référence à la Réforme. Source ville-geneve.ch

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